Les réformateurs iraniens à l'épreuve de la scène politique
La stratégie des réformateurs iraniens : persévérer, envers et contre tout
08 February, 2016
Alors que les contraintes s’accumulent pour les candidats réformateurs aux élections du 26 février, la stratégie est simple : ne rien lâcher.
Shargh - 30 January, 2016 | Ahmad Gholami | Photo: Sina Shiri, Farsnews

Les réformateurs iraniens, fidèles à la révolution mais favorables à des adaptations au changement

En d’autres mots, les réformateurs ne renoncent pas à leur désir de réforme, dans un cadre légal, du système actuel ; pour cela, ils doivent faire preuve d’insistance. Même dans leurs discours les plus critiques, ils ne se positionnent jamais en opposition au régime et à la révolution de 1979. Les évènements de 1979 ont contribué à porter au pouvoir la première génération de réformateurs, dont la plupart –proches des personnalités politiques les plus éminentes de l’époque, comme Ali Akbar Hashemi Rafsandjani -  ont participé à la révolution. Ils ont en commun avec les autres courants politiques iraniens la fidélité à la révolution et au régime actuel, mais c’est une différence d’interprétation qui fait de ces réformateurs des acteurs plus modérés, par contraste avec les conservateurs plus radicaux. Pour cette raison, les partis traditionnels continuent d’afficher un certain scepticisme à l’égard des réformateurs, préférant « maintenir une amitié à distance » sans trop s’en rapprocher. En revanche, Motalefeh, le parti de la Coalition islamique, se présente clairement en opposition aux réformateurs. La majorité de ses candidats ont d’ores et déjà été qualifiés par le Conseil des gardiens de la Constitution pour se présenter aux prochaines élections. Les dirigeants de Motalefeh ont participé à la révolution de 1979 et il n’est pas exagéré d’affirmer que ce parti, de par sa fidélité aux institutions traditionnelles (à l’inverse des réformateurs), est l’héritier de cette révolution. C’est là où réside le différend majeur entre Motalefeh et les réformateurs : alors que pour les premiers, la révolution est chose sacrée et toucher à ses acquis revient à un acte sacrilège, les seconds soutiennent que tout en restant fidèles aux idées révolutionnaires, l’adaptation au changement et la flexibilité sont indispensables.

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