Biblio-Iran
Vivre et mentir à Téhéran : immersion dans un Téhéran clandestin
03 October, 2016
Dans le Téhéran tentaculaire d’aujourd’hui, capitale d’environ dix-huit millions d’habitants, une population composite évolue dans les artères de la ville.
Ondine de Gaulle |

Navai Ramita, Vivre et mentir à Téhéran, Stock : La cosmopolite, février 2015, 360 p. Traduit de l'anglais par Cécile Dutheil de la Rochère.

La journaliste irano-britannique Ramita Navai est parvenue à capter une partie de l’existence de ces millions de citadins qui arpentent la ville jours et nuits. Elle rapporte brillamment la vie insoupçonnée de ces personnages du quotidien, personnages qui s’inspirent de vrais Téhéranais qu’elle a rencontrés alors qu’elle était correspondante pour le Times à Téhéran dans un ouvrage que l’on pourrait qualifier de journalisme littéraire.

Vivre et mentir à Téhéran c’est l’histoire d’une actrice porno, d’une femme divorcée, d’un kaïd des quartiers sud, d’un basidj au cœur tendre : l’auteure y embrasse la diversité et la complexité de la société téhéranaise et met en scène la géographie sociale de Téhéran. Des quartiers nord bourgeois et riches aux quartiers sud beaucoup plus populaires voire crapuleux, le lecteur y découvre une face cachée d’une société qui a appris à dissimuler, à mentir et à survivre sous un régime restrictif et autoritaire


 

Ecouter l'intégralité de cette chronique sur l'émission de Mille et une voix de l'Iran :

© 2016 Lettres Persanes. Tous droits réservés. Toute reproduction, même partielle, du contenu du site est strictement interdite sauf autorisation écrite de Lettres Persanes.