Europe, Trump, pétrole iranien : quel avenir en attendant les contrats pétroliers ?
01 December, 2016
Après l’élection inattendue de Donald Trump, la plupart des analystes internationaux sont arrivés à la conclusion suivante : les géants pétroliers européens devront choisir entre l'Iran et les États-Unis.
Shargh | Shokoufeh Habibzadeh | Photo: Reza Rostami - SHANA

Bien que l’opposition du 45e président américain à l’Iran soit souvent qualifiée d’excessive, sa politique économique laisse en revanche espérer un revirement favorable au développement des relations économiques entre l’Iran et les autres pays.

Fereydoun Fesharaki, fondateur et directeur général de la compagnie américaine FACTS Global Energy (FGE), analyse les deux options qui s’offrent à Trump concernant le dossier iranien dans un entretien avec le journal Shargh.

Shokoufeh Habibzadeh : À votre avis quel sera le choix de Trump concernant le pétrole et le gaz iranien ?

Fereydoun Fesharaki : Faire sortir les États-Unis de l'accord sur le nucléaire n'est pas envisageable et Trump n'a pas besoin de rompre cet engagement pour freiner l'Iran. Deux options se présentent à lui. Tout d’abord, il peut demander au département du Trésor américain de faire pression pour bloquer les transferts d'argent vers l'Iran et ainsi retarder tous les projets. Contrairement à Obama qui avait revu ses exigences à la baisse, il peut augmenter la pression sur l'Iran. C'est la manière la plus simple et la plus rapide pour les États-Unis de contraindre Téhéran. On peut dire qu’il s’agit d’une forme de sanction. Trump peut aussi faire un autre choix. Il a fait remarquer un jour que si Airbus vendait des avions à l'Iran, les États-Unis le pourraient tout aussi bien.  Selon les prévisions des médias, il est possible  que le choix de Trump se porte sur Harold Hamm comme secrétaire à l’Énergie. Cet entrepreneur américain est convaincu que des entreprises américaines doivent revenir investir en Iran. Beaucoup d’Iraniens espèrent que Trump ouvrira ainsi la porte au commerce avec l'Iran, ce que même Obama et Clinton ne pouvaient pas mettre en œuvre.  On retrouve cet espoir jusque dans les plus hautes sphères politiques iraniennes.

S. H. : À votre avis, la deuxième option est-elle plus probable que la première ?

F. F. : On ne peut pas le prédire. Pour l’instant, parmi les noms avancés pour la composition du gouvernement de Trump, trois personnes sont farouchement opposées à l’Iran et ce n'est pas du tout une bonne nouvelle. Il est possible que Trump change de camp et choisisse Harold Hamm comme secrétaire à l'Energie, ce qui serait tout à fait positif pour l'implantation d'entreprises américaines en Iran. Quoi qu'il en soit, la situation est pour l'instant toujours incertaine.

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