L'Iran vu de la France (revue de presse du 11 au 16 mars 2019)
16 March, 2019
Condamnation de Nasrin Sotoudeh, visite de Hassan Rohani en Irak… Voici ce que les médias français ont dit sur l’Iran cette semaine.

Nasrin Sotoudeh. La condamnation de la célèbre avocate et militante des droits de l’Homme a été massivement relayée et commentée, au point d’être évoquée sur les bancs de l’Assemblée nationale. Déjà emprisonnée à cause de son activisme, notamment sa défense des Iraniennes sorties en public dévoilées, elle a vu sa peine alourdie de plusieurs années : 33 ans de prison ainsi que 148 coups de fouet pour « incitation à la débauche » (LeMonde avec AFP). D’autres médias ont évoqué, en reprenant également les propos de son mari, une peine totale de 38 ans de prison car plusieurs affaires la concernant sont en cours. En réalité, selon la loi iranienne, une personne condamnée pour plusieurs faits doit subir la peine la plus lourde, sans que les peines ne soient additionnées. Comme annoncé par la justice iranienne, Nasrin Sotoudeh est condamnée à 10 ans de prison, pas davantage.

Dans le même temps, on apprenait que l’Iran devenait membre de la Commission pour la condition des femmes. « Ironie tragique », commentait Marianne qui, comme d’autres, revenait sur ce terrible hasard de calendrier.  « Pour les prisonnières, iranienne ou saoudienne, c’est le même combat », titrait de son côté Courrier International en reprenant le papier d’un quotidien libanais qui met en parallèle cette condamnation à celle d’une activiste saoudienne.

Rouhani en Irak. Plus tôt dans la semaine, il a été question de la visite du président iranien chez le voisin irakien. Visite « hautement politique et symbolique », qualifiait France24. Pourquoi ? Parce qu’il s’agissait d’envoyer un « symbole fort face aux sanctions américaines, disait FranceInfo. Dans la région, soit vous êtes du côté iranien, soit vous êtes du côté américain. Et l’Irak essaie d’être des deux côtés à la fois. Il s’agit donc de ménager le grand parrain américain. » Temps fort de cette tournée, en plus de la signature d’accords commerciaux : la rencontre publique de Rohani avec l’ayatollah Ali Al-Sistani, haute autorité de l’islam chiite. Pour LeMonde, Rohani a réussi son pari en s’attachant à « démontrer l’influence inégalée que Téhéran maintient sur son voisin et allié ».

 

Mariage en public. Très commentées en Iran, les images de cette demande de mariage filmées dans un centre commercial d’Arak ont également atteint nos médias. Courrier International nous apprenait par exemple que le couple en question a été arrêté et devra passer devant le tribunal car cette demande a été qualifiée de « contraire aux principes islamiques ».

Lac d’Ourmia. Pourquoi est-il sur le point de disparaître ? C’est la question que se pose le magazine Geo qui vient de mettre en ligne un sujet paru dans son édition papier de février dernier consacrée à l’Iran. Son long reportage nous plonge au cœur de l'Azerbaïdjan iranien où on tend à montrer qu’une « gestion hasardeuse de l’eau » menace de faire disparaître ce joyau du nord du pays.

Behesht-e Zahra. « Iran, terre de martyrs », titrait Arte qui a promené sa caméra au cœur du célèbre cimetière situé au sud de Téhéran, où sont notamment enterrées les victimes de la guerre Iran-Irak (1980-1988). Des images plutôt rares qui veulent montrer « l'importance des martyrs, toujours utilisés par le régime pour incarner les sacrifices d'une nation ».

 La renaissance de Zayandehrud, c’est un rêve possible

Depuis maintenant plusieurs années, le « fleuve fertile » connaît une grave crise de sécheresse. Mais peut-on trouver une solution ?https://t.co/optCFbEuEp pic.twitter.com/cZfpt5wHdm

— Lettres Persanes (@LesPersanes) February 22, 2019

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